01 juillet 2009
Pour mon anniversaire...
Concrètement, j'ai tout ce dont j'ai besoin, mais si vraiment vous insistez, alors je voudrais bien...
- des brassées de lauriers roses odoriférants
- un soleil de plomb toute la journée et un orage pendant la nuit
- que Marilyn Monroe ressuscite et vienne me chanter "Happy birthday"
- des lampions dans les arbres et des bougies sur la terrasse
- à ma table : mes soeurs et mes copines, nos amoureux et Laurent Miquel
- être à Caorle, courir sur la plage, nager dans la mer, ne plus manger que des légumes et revenir "mince comme un chicon" (expression familiale)
- une lettre d'amour belle à en gagner le prix Goncourt
- vroumvroum en Pléiade
- que Princesse Tam Tam pousse les soldes jusqu'à - 90%
- oublier pour de bon que j'ai un mémoire à terminer
- que les gens s'en souviennent
- la permission de porter ma couronne de princesse et mes ailes de fée toute la journée
- que plus rien ne change
29 juin 2009
Bilan d'un week-end chargé
Durant les trois derniers jours, j'ai...
- attrapé 4 belles cloches aux pieds (les divines n'y sont pas pour rien) ;
- bu six coupes de champagne en moins de 2 heures (prête à recommencer quand vous voulez!) ;
- mangé un menu complet au Quick qui s'est transformé recta en cellulite autour de mes hanches (heureuse, je suis) ;
- appris une nouvelle chanson : Un poisson rouge ayant appris que les oiseaux font des voyages se dit un jour « Tiens, moi aussi, je voudrais voir du paysage. Mon bocal est trop petit, l’eau est sale, l’herbe y pousse. Je voudrais voir d’autres pays et m’étendre sur la mousse. » ;
- entendu les oiseaux chanter quand je suis allée me coucher ;
- compris la phrase de M. C. B. :"Le mariage est un grave serment d'amour autour duquel les hommes ont construit un cirque pour se rassurer" ;
- conduit (non? si!) ;
- vu mes copiiiiiiiiiiiines! ;
- reçu un appel de la fée Clochette qui me disait qu'elle venait manger avec nous chez Mamy (Peter Pan est venu aussi, mais après...) ;
- arrêté de bouder ;
- pu rentabiliser mes lunettes de soleil de mouche ;
- décrété que Plopsa-Coo, c'est mieux que Plopsaland.
25 juin 2009
I'm not Super Woman but...
... I'll do it all by myself very well
21 juin 2009
Des perles #3
Maryse est troooooooop blonde!
Moi : "Hé! J'ai trouvé un super truc pour rester bien blonde!"
Lui : "Et c'est...?"
Moi (très fière) : "Quand je vais bronzer, je mouille mes cheveux et puis je mets du sel dessus."
Lui : "Du sel?"
Moi : "Oui"
Lui : "Sur tes cheveux?"
Moi : "Oui"
Lui : "... Mais t'es vraiment malade ou quoi?"
D. a d'la veine
(à un ami A, puis B, puis C, etc. jusqu'à la fin de la soirée)
Lui : "Hé, tu sais ce qu'elle m'a offert? The "Kèèèïdge" !"
M. et D. sont des crabes en shopping.
Lui : "Bon, je prends quelle cravate? T'aimes bien celle-ci?"
Moi : "Oui, elle est belle."
Lui : "Et celle-là?"
Moi : "Elle va bien aussi, je trouve."
Lui : "Heu, t'es gentille Maryse, mais tu m'aides pas beaucoup là."
(Au cours d'une conversation, repas familial)
Moi : "Oh mon Dieu!"
Mon père : "Quoi? Que se passe-il?"
Lui : "Non, non, c'est rien. Elle m'appelait juste."
D. a d'la veine # 2
(à un ami A, puis B, puis C, etc.)
Lui : "Hé! Tu sais quoi? Elle m'a emmené voir Eric Cantona... Ca, je lui dirai, à ma future femme : Mon ex, ELLE, elle m'emmenait voir the King! Et toi, qu'est-ce que tu m'offres? Un week-end à Bruges ?!?"
M. et D. ont de nouvelles lunettes de soleil.
Lui : "Oh! Un rayon de soleil! Vite, vite : mes Ray Ban... T'as l'air d'une mouche, Maryse, avec tes lunettes."
Moi : "Oui mais c'est rien : je suis petite, alors je suis une mouchette, c'est plus mignon!"
D. console M.
Moi, en pleurant : "Et puis je suis même pas drôôôôôôôle!"
Lui :"Ooooooooooh! Le pauvre petit bout! Mais si hein, t'es comique."
M. et D. sont des crabes en shopping # 2.
Moi, par sms :"Dis, pour le mariage de Cha, tu me préférerais dans une robe rose dragée ou un plus simple noire?"
Lui, par sms : "A poils :-)"
18 juin 2009
Les Joies du Jardinage
Lorsque j’étais une petite fille, beaucoup de choses que faisaient les grandes personnes me paraissaient incompréhensibles : lire de mauvaises nouvelles dans le journal, manger de la soupe, mettre des talons… Une activité par-dessus tout me laissait perplexe : le jardinage. Je n’ai jamais compris l’intérêt de faire joujou avec la terre (si ce n’est pour faire un coucou poli aux lombrics qui s’y cachent) et de planter des fleurs (si ce n’est pour les voir fleurir quelques mois plus tard).
Maintenant, au crépuscule du printemps et à l’aube de l’été de mes 23 automnes, je comprends enfin et découvre le plaisir de jardiner.
Il ne s’agit pas seulement d’être au grand air, d’écouter les oiseaux chanter et de se salir les mains ; jardiner, c’est s’abandonner à la nature, retourner aux origines. Les 5 sens sont en alerte : la vue d’abord, qui saisit la beauté des formes et des couleurs. Chaque saison laisse son empreinte sur le jardin : le printemps l’embellit de fleurs chatoyantes, l’été le pare de fruits sucrés et juteux, l’automne l’effeuille avec douceur… Le toucher ensuite : poser la paume sur l’écorce d’un chêne robuste, tenir dans ses mains serrées les glands d’un noisetier comme un porte-bonheur, caresser du bout des doigts les pétales des roses rouges entrouvertes. Les gourmands aussi trouveront leur bonheur en découvrant que l’art de jardiner peut littéralement se goûter. Allez donc faire un tour du côté du potager et du verger : vous y trouverez des fraises à poser sur le bord des lèvres avant de les gober, des framboises à laisser fondre sur la langue et des pêches blanches à attraper. Tendez l’oreille aussi : on apprend de nombreuses choses en écoutant le souffle du vent et le murmure des feuillages bruissants.
Enfin, c’est l’odorat qui vient en dernier, pour les plus subtiles narines : vous seuls pourrez connaître et reconnaître l’odeur de votre jardin, les parfums qui s’en échappent, les fragrances qu’il décline.
Maintenant je sais le bonheur minuscule et grandiose de prendre soin d’une terre, de la retourner, de la travailler, d’y planter une graine, de l’arroser et d’attendre voir une fleur pousser. Quand bien même la fleur ne montrerait pas le bout de son nez, j’aurais eu le plaisir de lui avoir donné un espoir de vie lorsque, avec amour et abandon, j’ai embrassé la terre d’où elle aurait pu naître.
Photo du film "Dialogue avec mon jardinier"
13 juin 2009
La fête des pères
De tous les amours qui traverseront une vie, l'amour filial est le seul qui dure toujours : du premier cri poussé à la maternité au dernier souffle expiré, l'amour d'un père pour sa fille est peut-être le plus fort qui soit. Et vice-et-versa. Un sentiment exigeant pour l'un et destructeur pour l'autre, une tendresse indulgente pour l'une et inconditionnelle pour l'autre. "Dites-vous bien que jamais personne ne vous aimera autant que votre mère et moi"...
Mon papa ne m'a pas appris à rouler à vélo, mais lors de nos balades dominicales vers le château aux cigognes, il m'expliquait comment fonctionnent les garçons, tout en pédalant.
Il m'a expliqué des théorèmes de math en secondaires et le système digestif en 5e primaire.
Il s'est acheté un T-shirt de la tournée d'Alanis Morissette, a conservé tous mes dessins de gamine maladroite et est venu à mes spectacles de danse sans traîner les pieds.
Il se fâchait quand je ne rangeais pas mes Barbies, me prévient quand je prends du poids et s'inquiète quand je n'étudie pas suffisamment à son goût.
Comme il a décidé d'avoir toujours confiance en moi, il est aussi obligé de me pardonner à chaque fois.
Il sera toujours là.
Je connais mon père comme si je l'avais fait : je sais quand il va mal, je vois quand il est bien. Je connais ses soucis, chacune de ses rides au coin des yeux à force d'avoir trop ri.
Si j'avais été un homme, j'aurais voulu être mon papa. Un homme loyal et farceur, intelligent et fidèle, éloquent et généreux. Si je pouvais espérer avoir une seule de ses qualités, je choisirais celle que lui ont transmise ses parents : la capacité de répandre le bonheur autour de soi et, conséquemment, d'être soi-même heureux.
Un jour de canicule, je m'étais installée sur la terrasse pour lire en bronzant.
"Tu as mis une protection solaire?" m'a demandé mon père. Bien sûr que non! Une Maryse qui voit une éclaircie sur son jardin a plutôt tendance à se tartiner d'hydratant pour être sûre de bien cramer et d'être dorée comme un abricot deux jours plus tard, quitte à être rubiconde le lendemain.
J'ai fait un vague signe de la main, ni oui, ni non ; mi figue mi raisin ; à la Normande. Papa est alors arrivé avec le tube de Bodysol : il m'a fait lever le visage vers lui pour étendre lui-même la crème sur la bouille de sa grande fifille. J'ai fermé les yeux et me suis laissée faire, docilement. A un moment, les mains de mon père se sont arrêtées de passer sur mon nez, mes joues, mon front. Il n'y avait plus que les rayons du soleil et, peut-être, son regard sur ma frimousse.
Durant deux secondes, le temps s'est arrêté : et j'ai laissé papa saisir le visage de sa fille qui a fini de grandir.
10 juin 2009
Home...
Hier après-midi, Monsieur et moi sommes allés faire un tour chez Casa, pour le simple plaisir d'admirer tout ce qu'on n'a pas. Je fais partie de cette poignée de fille qui peuvent sortir d'un magasin de décoration les mains vides. Encombrer son espace vital d'objets inutiles, polluer son environnement de bibelots qui ramassent la poussière ou gaspiller son argent dans des potiches qui passeront vite de mode dépasse totalement mon entendement (et d'ailleurs, cela m'arrange, car il s'avère que j'ai des goûts de chiotte en déco!). A un moment donné, D. s'est arrêté devant un grand vase rempli de sable et d'une bougie et m'a dit "Tu vois, si t'étais une vraie fille, tu me dirais d'acheter des machins comme ça pour décorer mon grand salon tout vide".
Moi, "pas une vraie fille"? Peut-être... mais alors je suis :
... une vraie jalouse, qui a fait un blocage sur la conditionnelle et l'a transformée en "Si t'étais mon ex..." Oui, je sais : c'est nul. Et j'ai vraiment honte, je vous jure. Mais voilà, je fais une fixette sur le passé, mes poils se hérissent quand j'entends les mots "framboise écrasée" et je fais une intolérance physique aux stickers coquelicots. Pourtant, il faudrait que j'arrête de me pourrir la vie : après tout, la petite blonde qu'il traîne au bout de ses doigts, ce n'est plus elle, c'est moi. Youhou, qu'on se dit, et exit la maryse rabougris.
... une vraie pragmatique, qui répondrait du tac-au-tac : "Quel est l'intérêt? Ya pas plus urgent, tu crois? T'as pas plutôt envie de repeindre la chambre à coucher, de t'acheter un beau portable, de réparer le four pour que je te fasse du poulet rôti, des fondants au chocolat et des feuilletés pour l'apéro?"
... une vraie sdf, qui transite perpétuellement entre deux maisons, qui a son corps ici et son coeur là. Qui ne prend pas la peine de placer de nouvelles tentures dans sa chambre mais qui n'ose pas dire que ce serait pas de luxe de changer la nappe de la cuisine. "Mais je n'ai rien à te dire, tu es chez toi, c'est toi qui décide. Je n'ai pas à t'imposer mes goûts" Home is where the heart is.
... une vraie bobo, qui trouve que la déco, c'est du bluff superficiel. Un foyer doit refléter la personnalité des gens qui y habitent : les sourires en noir et blanc des gens qu'on aime, des étagères chargées de livres et de films, des murs en lambris blanc sur lesquels la lumière puisse se réfracter et les rêves s'échapper, voilà comment je décorerai mon "chez moi".
Bien sûr, je n'ai rien dit de tout ça. J'ai juste répondu : "Mais je l'aime comme il est, ton salon". Ce qui est vrai. Cette maison n'a besoin de rien pour être belle, elle est naturellement bourrée de charme : ses vieilles portes en bois, ses escaliers qui grincent, ses larges fenêtres qui laissent entrer les parfums du jardin... Cette maison est comme une chanson d'Archive en unplugged : moins il y aura de fioritures, plus elle sera grandiose.
Après cette expédition en ville, nous sommes rentrés chez D. Nous nous sommes assis dans le divan (qu'on aimait si peu au début, dont on ne saurait plus se séparer à présent), il a mis de la musique à fond et j'ai chanté en faisant la vaisselle, nous avons très sérieusement discuter l'étymologie de 'nègre' avant qu'il me fasse éclater de rire en mimant un désaxé devant la tv.
Dire qu'on ne décore pas cette grande maison vide, c'est faux. On passe notre temps à la remplir : de souvenirs.
08 juin 2009
La liste de juin
Entre deux nuages, deux coups de soleil ou deux oraux d'examen, on prend le temps de...
... lire "La solitude des nombres premiers" de Paolo Giordano.
... écouter Coeur de Pirates et ses jolies mélodies qu'on laisse scintiller à nos oreilles. Mention spéciale pour "Intermission", un instrumental à couper le souffle (ou à l'insuffler, c'est selon)
... regarder Home, si ce n'est déjà fait. Parce que l'écologie doit devenir une priorité, un devoir et surtout une réalité appliquée.
... chercher Eric. Et on le trouve! Au cinéma Sauvenière, le lundi 15 juin, où il vient accorder sa seule et unique séance de rencontre avec un public de cinéphiles mancuniens.
... siroter un mojito à la Bodega avec son homme et se marrer en essayant de manger proprement les ailes de poulets (je vous mets au défi : c'est impossible!), bruncher au Pain Quot' (sur la terrasse avec des lunettes de soleil "pour faire chic", of course), faire un gros barbec' (pour fêter le retour d'Amande!) avec des pains saucisses bien gras et bien bons ma foi.
... sortir (mais ne suivez pas mon mauvais exemple : sortez APRES la bloque. Sortir pendant, ça craint un fifrelin) : vous avez l'embarras du choix. Le Carré, les Cercles, les fêtes de la musique (20-21 juin), bal champêtre par-ci (20 juin, Horion-Hozémont), Liège-plage par là (21 juin, boulevard d'Avroy), fêtes de village en veux-tu-en-voilà (27-28 juin, Roloux) et l'incroyable, la surprenante, l'épatante "Fête des vieux tacots" (12-13-14 juin)... Tous en ribote, saperlote!
07 juin 2009
Le silence des petites cuillères
L'être humain est un drôle de spécimen : c'est peut-être le seul animal qui a la merveilleuse opportunité de dire exactement ce qu'il pense au moment où il le pense, le seul qui puisse, grâce à quelques mots mis les uns à la suite des autres, changer sa vie, le monde et le reste. C'est surtout le seul animal qui peut se taire. Un chat qui se sent bien ronronne, les oiseaux en parade s'époumonent, une vache à qui on retire son petit crie au malheur, un chien qu'on oublie pleure. L'homme, triste ou heureux, peut rester silencieux.
Hier soir, j'étais déjà emballée dans la couette quand j'ai entendu son pas dans les escaliers : il a dû regarder dans la chambre, voir la lumière éteinte et ma tête immobile sur l'oreiller parce que, après, il a fait tout doucement pour se brosser les dents, se rincer le visage et se glisser sur la moitié gauche du lit. Sans faire de bruit. Gentiment, nous nous sommes rangés comme des petites cuillères dans le tiroir à couverts : mes chevilles coincées entre ses mollets et son nez logé dans ma nuque. Il m'a donné un 'bonne nuit' en faisant traîner le nom d'un organe vital derrière lui.
Il y avait des mots calés derrières mes lèvres, des mots très doux et très beaux, le genre de mots minuscules qui deviennent vite immenses comme se gonflent des ballons, des promesses qu'on veut tenir, des formules magiques que certains disent trop souvent et qui s'abîment avec le temps. Ces mots sont restés sur le bout de ma langue, j'en ai laissé filer quelques uns, les plus insignifiants en espérant très fort qu'il comprenne qu'ils n'étaient que des litotes, des euphémismes, des ellipses de quelque chose de bien plus grand.
En fait, mettre des mots les uns derrière les autres, il n'y a rien de plus compliqué. Et seuls les êtres humains ont la chance de pouvoir essayer...
06 juin 2009
1er juin 2009, 18h et quelques poussières
(una sola persona potrà comprendere...)
Quando sei qui con me
questa stanza non ha più pareti
ma alberi,
alberi infiniti
quando sei qui vicino a me
questo soffitto viola
no, non esiste più.
Io vedo il cielo sopra noi
che restiamo qui
abbandonati
come se non ci fosse più
niente, più niente al mondo.
Suona un'armonica
mi sembra un organo
che vibra per te e per me
su nell'immensità del cielo.
Per te, per me : nel cielo.
