30 septembre 2009
Le tiramisù petit déjeuner
Dans la vie, on peut rencontrer deux catégories de personnes (parmi des centaines d'autres catégories, il va sans dire...) : les constipés de la vie et les stressés du fion. Moi, comme j'ai beaucoup de chance, je suis les deux! Tellement stressée que j'ai besoin de savoir ce que je vais faire/manger/penser durant les 24h à venir ; assez constipée pour... heu... bon, pas besoin de vous faire un dessin. Heureusement, j'ai trouvé le moyen de contenter mon cerveau, mes fesses et mes intestins. La solution miracle, c'est le "tiramisù petit déjeuner"!
Ingrédients : 1 belle banane mûre, 1 yaourt arômatisé selon votre goût, des all-bran plus (40% de fibres)
Dans un bol, versez une cuillère à soupe de yaourt. Recouvrez d'une couche de all-bran. Coupez la banane en deux et réduisez chaque moitié en purée. Faites un lit de panade de banane sur les Kellogs. Recommencez l'opération (yaourt, all-bran, banane). Terminez si possible avec le yaourt et une poignée de céréales sur le dessus (pour faire joli). Recouvrez le bol d'un film plastique et laissez une nuit au frigo.
Voilà! Au petit-déjeuner, vous découvrirez que les all-bran ne sont pas si dégueu, finalement! Et bon appétit, bien sûr!
28 septembre 2009
Champagne, Mademoiselle!
Life gives you everything you ever wanted : a job you like to do, a home you want to rest in, sisters you want to share secrets with, friends who are there, a goal you want to follow, a bed which's warm and healing, a skin you're looking for every morning... and bunch of flowers and champagne.
Cheers to ten months of happiness. And so much more.
24 septembre 2009
Maryse fait la fille (bis)
23 septembre 2009
Back / Forward
Il y a quelques jours, j'ai entrepris une tâche d'une ampleur colossale : ranger ma chambre. Ce n'est pas que je sois très désordonnée (je suis adepte du bien connu "bordel organisé" dans lequel moi seule sais me retrouver) mais je découvre à mon grand dam que je suis incroyablement conservatrice. Ainsi, j'ai retrouvé une meringue à moitié mangée, des roses séchées, le pied cassé de ma Barbie préférée, deux mégots de Kent et des emballages de Maltessers : des objets qui me rappellent mille souvenirs, qui évoquent de vieilles habitudes délaissées. Et puis, il y a les petits objets que j'évacuerais bien au c** d'un chien mais que maman irait vite récupérer dans le fond de ma corbeille (des saintes vierges en bois, des portes clés de Ténériffe ramenés par les grands-parents, des bijoux que je trouve hideux).
Ce matin, j'ai trié 12 ans de ma vie : j'ai jeté l'inutile, mis le futile dans des caisses en cartons et emballé ce qui va m'accompagner. J'ai piétiné les souvenirs et vidé des tiroirs, me suis retrouvée les mains recouvertes de poussière et les fesses par terre pour relire de vieilles cartes d'anniversaire.
Ce que je préfère, quand je trie mes vieilles affaires, c'est de constater que le passé est mort et enterré. Que j'ai grandi, que j'ai changé, que je suis bien là où je suis. Tomber sur des je t'aime périmés qu'on n'a aucun mal à jeter, retrouver la photo de soeurs dont on ne voit que la tristesse et les os, fermer pour toujours des carnets pleins à craquer de secrets divulgués sont autant de petits gestes symboliques qui nous font avancer. On parle si souvent du bon vieux temps : heureusement, il n'a pas l'apanage de la douceur. Le futur est tout aussi chatoyant.
20 septembre 2009
Des perles
Contexte : devant le match qui oppose Man Utd à Man City, un dimanche a près-midi à la maison. Les garçons sont dans le salon avec des blondes bien roulées et des boudins (des bières et des rondelles de cochonnailles, donc). Seule fille de l'assemblée, je m'applique pour me fondre dans la masse. Admirez la grande classe et la finesse.
Che : C'est qui, lui?
Julien et moi, en même temps : Giggs.
(deux minutes plus tard)
le commentateur : oh! quelle frappe de Berbatov!
Che : Quel nom! Jamais entendu...
(encore plus tard)
Dave : Ben il a l'air heureux Sir Ferguson!
Che, vachement impressionné : Ah? "Sir", carrément lui?!
Moi, blasée : Putain, Che! Tu débarques ou quoi?
Dave (qui répond à ses copains, épatés par ses connaissances sur les Reds Devils) : Faut savoir que c'est ma deuxième passion les gars.
Moi : Après moi, n'est-ce pas mon Amour?
(on se regarde en battant des cils comme des écureuils sortis tout droit d'un Walt Disney)
Dave (reprenant son air habituel) : Ah non! J'allais dire le sexe.
Moi : Ben oui, c'est ce que j'ai dit. Moi ou le sexe, c'est la même chose.
Julien : Ah! Maryse! J'te dis pas combien payeraient pour entendre ça!
Patrick : Ya des toilettes chez toi, Dave?
Moi : Non, on va dans le jardin.
Dave (avec l'accent de Cabrel) : La cabane au fond du jardin.
Thierry : Prends la pelle si c'est la grosse commission.
Moi : Ah non Che! On a une feuillée maintenant, c'est tout nouveau.
17 septembre 2009
Aigre-doux
16 septembre 2009
La théorie du bain moussant
La deuxième grande chance que j'ai (cf. article "Beurre et chocolat"), c'est celle d'avoir fait des études qui me plaisaient. Bien que choisies au petit bonheur la chance, les Romanes se sont révélées être ce qui finalement me convenait : lire des tonnes de livre, analyser des styles, décortiquer la langue et apprécier l'évolution de la littérature au travers des siècles sont devenus non plus des tâches pénibles mais des parties de plaisir. Lundi matin, ma scolarité s'est officiellement arrêtée : le président du jury a sonné le glas de ma jeunesse en prononçant mon grade. Lundi après-midi, ma vie d'adulte a officiellement commencé : pour fêter ça, je me suis fait couler un bain bien chaud... et j'ai réfléchi.
Immergée dans 30 centimètres d'eau savonneuse, je regardais mes orteils dépasser de la mousse en écoutant les clapotis et les chuchotements liquides. J'étais toute seule, dans la petite salle-de-bain effroyablement rose et vieillotte, mais si délicieusement parfumée du mélange de son gel douche et de mon hydratant. Et à cet instant j'ai pris conscience de quelque chose que je devinais depuis quelques mois. C'était tellement évident. J'ai attrapé la chaîne du bouchon avec mon gros orteil et ai donné un coup sec : l'eau du bain a progressivement disparu dans le siphon tandis que je m'enveloppais dans un grand drap en éponge. Voilà : maintenant que je sais, je suis prête pour la vraie vie.
Avoir enfin le diplôme tant attendu ne fait pas de moi quelqu'un de meilleur. Ni de plus intéressant, ni de plus intelligent. Il signale juste que je fais bien ce qu'on m'a appris. C'est tout. Il me fait plaisir, évidemment, mais me laisse toujours aussi seule, aussi égoïste et déshumanisée qu'il y a un an.
Par contre, il y a quelque chose, quelqu'un, qui m'apprend à être chaque jour un peu plus humaine, un peu moins égoïste, un rien meilleure. Parce qu'il sait mettre le doigt sur mes défauts, parce qu'il me fait confiance, parce qu'il me fait découvrir des choses que je ne connaissais pas. Si aujourd'hui je n'ai pas peur de regarder droit devant, ce n'est pas parce que j'ai ce papier, c'est parce qu'il est à mes côtés et m'a dit qu'il voulait y rester. Nous sommes deux.
C'est lui ma troisième et dernière chance.
14 septembre 2009
Maryse fait du shopping
Avec clin d'oeil spécial pour Natoshka
11 septembre 2009
Breaking news!
Parmi tous les petits plaisirs matériels de la terre, il en est un dont je raffole par-dessus tout. Moins calorique qu'un carré de chocolat, moins capiteux qu'une gorgée de Laurent Miquel, moins culpabilisant qu'une vingt-et-unième paire de chaussures, la lingerie est mon péché capital numéro 2 (non, vous ne saurai jamais mon vice numéro 1!). J'aime le délicat, le tout doux, le subtilement transparent. Maman a beau me seriner qu'un jour (le jour où je devrai moi-même lessiver, essorer, repasser) je regretterai tous ces froufrous et ces dentelles, je continue à me ruiner chez Princesse Tamtam.
Je pose ma main sur la poignée en (faux) gros diamant, j'ouvre la porte de la boutique et entre au paradis. Ces petits vêtements éphémères accrochés aux tringles sont autant d'intimes secrets que l'on enfile comme des ailes de papillons pour chatouiller l'imagination. Je regarde, j'évalue, je choisis et quand enfin je suis dans la cabine d'essayage (un coffret à bijoux rose bonbon), je remercie le ciel de m'avoir donné des courbes! Merci petit Jésus : je suis une fille!
Pour celles qui, comme moi, adorent se transformer en mignardises et suivent les blogs d'illustratrices, j'ai une excellente nouvelle. Et une moins bonne. L'illustre Pénélope Bagieu a dessiné pour Etam Lingerie une collection exclusive et limitée : nuisette soyeuse, parures féminines, bas à rubans et ensemble caraco-short adorable... des créations à se damner. La mauvaise nouvelle, c'est que ces modèles ne sont disponibles que dans deux boutiques à Paris. Mais, chères demoiselles, rassurez-vous : la magie d'Internet opère et toute la collection de Miss Bagieu est disponible sur le site d'Etam ( http://www.etam.com/category/corner-penelope-pour-etam/ ). Ô joie! Ô félicitée!
A vos cartes bleues chères lectrices : on n'est jamais trop soutenues!
(Et si, comme moi aussi, vous devez garder vos sous pour l'anniversaire de Truc, le resto avec Bidule et la sortie à Outsiplou-les-Bains-de-Pieds, vous prenez votre mal en patience et attendez sagement que la sortie du tome 2 de Joséphine. Et vous évitez d'aller sur le site d'Etam. Courage les filles!)
10 septembre 2009
Beurre et chocolat
Tout à l'heure, alors que j'étais en train de préparer la pâte à cookies, mes narines se sont soudainement affolées : une délicieuse odeur d'enfance a ravivé des souvenirs comme la petite madeleine de Proust, trempée dans une tasse de thé, faisait revivre les fantômes de Combray. Cette odeur, c'était celle de beurre et du chocolat fondus ; ce souvenir, c'est celui des recettes du Dorémi que l'on faisait avec maman, après les devoirs.
Quand j'étais petite, la télévision n'avait pas voix au chapitre : on rentrait de l'école, on prenait un goûter léger puis zou! les devoirs, le quart d'heure de lecture à haute voix et enfin les jeux : pâte à sel et coloriage, Barbies et Playmobils, apprentissage précoce de la sauce spaghetti et construction de villes en Duplo.
Il y a un moment que j'aimais par dessus tout : l'instant ou mon papa rentrait de la pharmacie. Le parfum du souper flottait dans l'air, le nuit tombait et par contraste avec les fenêtres sombres, notre maison semblait encore plus chaleureuse, encore plus cosy. Mes soeurs et moi, lavées et déjà mises en pyjama, jouions dans la cuisine où on nous avait installé trois petits bureaux assortis de tableaux pour imiter nos institutrices (leçons d'analyse, contrôle de calcul et prise des présences des élèves imaginaires dans nos petits cahiers). Les soupers commençaient parfois par un apéritif (rhum-coca pour les parents, seulement 7 chips par enfant) mais terminaient toujours de la même façon : une fille sur les genoux de papa, une fille sur les genoux de maman et la troisième en spectacle (souvent chez Jacques Martin...).
Suivaient l'inévitable brossage des dents, le petit zimafluor et les trois histoires, lues par maman qui parvenait à nous prendre toutes les trois dans ses bras. Elle passait ensuite près de chacune pour dire la prière : nous serrions fort sa tête contre nos petits corps et récitions sans conviction le Je-Vous-Salue-Marie avant d'émettre nos souhaits qui ressemblaient vaguement à ceci : "Petite Jésus bénissez Papa, Maman, Fany et Evelyne, Faites que Papy-Mamy-Bonne-Maman-Tonton-Tati ne meurent pas tout de suite, guérissez Dora et faites que je réussisse mes examens". Ridicule, vu sous cet angle, mais je vous assure que ces intentions dégoulinaient de sincérité. Enfin maman quittait la chambre commune et nous lui criions bonne nuit les unes à la suite des autres (avec bien sûr des "je t'aime fort", des "bisous-bisous-bisous" et même un "merci pour la fête, merci pour les cadeaux" qu'Evelyne, née en mars, à hurlé jusqu'en juillet).
Souvent, je me dis que dans la vie, j'ai trois grandes chances : la première, c'est celle-ci. Une enfance heureuse (oui, je sais, c'est cul-cul... mais je suis certaine que certains comprendront).
ps : pour la recette des cookies : http://cakesinthecity.blogspot.com/2008_08_01_archive.html



