Je ne serai jamais une belle fille au volant d'une belle voiture

Histoires piétonnes

24 juillet 2009

Pour mémoire

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"Deux semaines avant la remise des mémoires, l'étudiant subira de fortes crises d'angoisse, de violentes poussées d'acné, des pertes d'appétit et des troubles du sommeil. Il sera incapable de s'alimenter correctement et de s'asseoir dignement sur une chaise de bureau. Il ne faudra pas s'étonner de voir son cerveau se bloquer subitement au cours d'une conversation avec un être humain normal ou de l'entendre se réveiller en sursaut pendant la nuit. Extérieurement, le mémorant est blafard, ses yeux sont fatigués par l'écran et son dos meurti par la position courbée. Certains sujets femelles présentent une croissance volumique impressionnante du postérieur. Les plus atteints adoptent le style RAF (rien à foutre) : pantalons difformes, t-shirts XL, pincettes dans les cheveux (gras), etc. Sur cet aspect, on pourrait les confondre avec des habitants de plouc-ville (la seule façon d'établir la distinction est alors d'interroger l'énergumène : le plouc vous parlera de sa voiture tunning, le mémorant du nombre de pages qui lui reste à écrire).

L'étudiant fréquente régulièrement les unités de documentation et les bibliothèques, même pendant l'été. Il s'y promène en chaussettes ou à pieds nus, se parle à lui-même et à voix haute, s'assied par terre pour consulter les ouvrages trop lourds à transporter jusqu'à sa table de travail. On remarque généralement une forte consommation de stimulants (café, thé, coca et red bull), de tabac et de sucre (d'où les grosses fesses susmentionnées).

Il est conseillé de foutre la paix au mémorant, à moins qu'il ne réclame lui-même des marques d'affection, d'intérêt ou d'attention. Ne lui demandez jamais si "son mémoire avance" : vous risqueriez d'y laisser votre vie. Si l'on ignore l'irritabilité et l'énervement exacerbé des étudiants en dernière année, il faut toutefois observer que ces spécimens peuvent être relativement agréables durant leurs pauses : les moments d'euphorie et d'hilarité sont fréquemment observés parmi les effets secondaires."

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18 juin 2009

Les Joies du Jardinage

Lorsque j’étais une petite fille, beaucoup de choses que faisaient les grandes personnes me paraissaient incompréhensibles : lire de mauvaises nouvelles dans le journal, manger de la soupe, mettre des talons… Une activité par-dessus tout me laissait perplexe : le jardinage. Je n’ai jamais compris l’intérêt de faire joujou avec la terre (si ce n’est pour faire un coucou poli aux lombrics qui s’y cachent) et de planter des fleurs (si ce n’est pour les voir fleurir quelques mois plus tard).

Maintenant, au crépuscule du printemps et à l’aube de l’été de mes 23 automnes, je comprends enfin et découvre le plaisir de jardiner.

photo_Dialogue_avec_mon_jardinier_2006_5Il ne s’agit pas seulement d’être au grand air, d’écouter les oiseaux chanter et de se salir les mains ; jardiner, c’est s’abandonner à la nature, retourner aux origines. Les 5 sens sont en alerte : la vue d’abord, qui saisit la beauté des formes et des couleurs. Chaque saison laisse son empreinte sur le jardin : le printemps l’embellit de fleurs chatoyantes, l’été le pare de fruits sucrés et juteux, l’automne l’effeuille avec douceur… Le toucher ensuite : poser la paume sur l’écorce d’un chêne robuste, tenir dans ses mains serrées les glands d’un noisetier comme un porte-bonheur, caresser du bout des doigts les pétales des roses rouges entrouvertes. Les gourmands aussi trouveront leur bonheur en découvrant que l’art de jardiner peut littéralement se goûter. Allez donc faire un tour du côté du potager et du verger : vous y trouverez des fraises à poser sur le bord des lèvres avant de les gober, des framboises à laisser fondre sur la langue et des pêches blanches à attraper. Tendez l’oreille aussi : on apprend de nombreuses choses en écoutant le souffle du vent et le murmure des feuillages bruissants.
Enfin, c’est l’odorat qui vient en dernier, pour les plus subtiles narines : vous seuls pourrez connaître et reconnaître l’odeur de votre jardin, les parfums qui s’en échappent, les fragrances qu’il décline.

Maintenant je sais le bonheur minuscule et grandiose de prendre soin d’une terre, de la retourner, de la travailler, d’y planter une graine, de l’arroser et d’attendre voir une fleur pousser. Quand bien même la fleur ne montrerait pas le bout de son nez, j’aurais eu le plaisir de lui avoir donné un espoir de vie lorsque, avec amour et abandon, j’ai embrassé la terre d’où elle aurait pu naître.

Photo du film "Dialogue avec mon jardinier"

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10 juin 2009

Home...

Hier après-midi, Monsieur et moi sommes allés faire un tour chez Casa, pour le simple plaisir d'admirer tout ce qu'on n'a pas. Je fais partie de cette poignée de fille qui peuvent sortir d'un magasin de décoration les mains vides. Encombrer son espace vital d'objets inutiles, polluer son environnement de bibelots qui ramassent la poussière ou gaspiller son argent dans des potiches qui passeront vite de mode dépasse totalement mon entendement (et d'ailleurs, cela m'arrange, car il s'avère que j'ai des goûts de chiotte en déco!). A un moment donné, D. s'est arrêté devant un grand vase rempli de sable et d'une bougie et m'a dit "Tu vois, si t'étais une vraie fille, tu me dirais d'acheter des machins comme ça pour décorer mon grand salon tout vide".

Moi, "pas une vraie fille"? Peut-être... mais alors je suis :

... une vraie jalouse, qui a fait un blocage sur la conditionnelle et l'a transformée en "Si t'étais mon ex..." Oui, je sais : c'est nul. Et j'ai vraiment honte, je vous jure. Mais voilà, je fais une fixette sur le passé, mes poils se hérissent quand j'entends les mots "framboise écrasée" et je fais une intolérance physique aux stickers coquelicots. Pourtant, il faudrait que j'arrête de me pourrir la vie : après tout, la petite blonde qu'il traîne au bout de ses doigts, ce n'est plus elle, c'est moi. Youhou, qu'on se dit, et exit la maryse rabougris.

... une vraie pragmatique, qui répondrait du tac-au-tac : "Quel est l'intérêt? Ya pas plus urgent, tu crois? T'as pas plutôt envie de repeindre la chambre à coucher, de t'acheter un beau portable, de réparer le four pour que je te fasse du poulet rôti, des fondants au chocolat et des feuilletés pour l'apéro?"

534421_4_home_is_where_the_heart_is... une vraie sdf, qui transite perpétuellement entre deux maisons, qui a son corps ici et son coeur là. Qui ne prend pas la peine de placer de nouvelles tentures dans sa chambre mais qui n'ose pas dire que ce serait pas de luxe de changer la nappe de la cuisine. "Mais je n'ai rien à te dire, tu es chez toi, c'est toi qui décide. Je n'ai pas à t'imposer mes goûts" Home is where the heart is.

... une vraie bobo, qui trouve que la déco, c'est du bluff superficiel. Un foyer doit refléter la personnalité des gens qui y habitent : les sourires en noir et blanc des gens qu'on aime, des étagères chargées de livres et de films, des murs en lambris blanc sur lesquels la lumière puisse se réfracter et les rêves s'échapper, voilà comment je décorerai mon "chez moi".

Bien sûr, je n'ai rien dit de tout ça. J'ai juste répondu : "Mais je l'aime comme il est, ton salon". Ce qui est vrai. Cette maison n'a besoin de rien pour être belle, elle est naturellement bourrée de charme : ses vieilles portes en bois, ses escaliers qui grincent, ses larges fenêtres qui laissent entrer les parfums du jardin... Cette maison est comme une chanson d'Archive en unplugged : moins il y aura de fioritures, plus elle sera grandiose.

Après cette expédition en ville, nous sommes rentrés chez D. Nous nous sommes assis dans le divan (qu'on aimait si peu au début, dont on ne saurait plus se séparer à présent), il a mis de la musique à fond et j'ai chanté en faisant la vaisselle, nous avons très sérieusement discuter l'étymologie de 'nègre' avant qu'il me fasse éclater de rire en mimant un désaxé devant la tv.

Dire qu'on ne décore pas cette grande maison vide, c'est faux. On passe notre temps à la remplir : de souvenirs.


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16 mai 2009

Les divines

ash_norma_svart001Lou la Carrie Bradshaw qui sommeille en moi
ou comment passer de 1, 56 m à 1, 67 m
ou "Coucou, mes norteils!"
ou les pantoufles de ver version Cosmo
ou comment tomber amoureuse de ses pieds
ou l'orgasme système D
ou "s'il y a le feu, je sauve d'abord mes chaussures"
ou mes Ash <3


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06 mai 2009

Comment font-ils?

Hier soir, je regardais Arsenal-Manchester, affalée dans le fauteuil près de Papa. Tout d'un coup, je l'entends murmurer, d'un ton placide et détaché : "Il y a hors-jeu". Ah bon. J'avais pas remarqué.

fou_de_foot

Je crois vraiment que les hommes naissent avec la capacité de répérer instantanément un hors-jeu. C'est inné. En une seconde, ils voient le joueur, la ligne, le ballon. Dingue. Nous, les filles, avons souvent besoin du ralenti pour voir la passe sanctionnée par la Loi n°11 (parce que oui, nous les filles avons eu recours à Wikipédia pour savoir ce qu'est un "hors-jeu" ; vous les garçons connaissez le mot et sa signification depuis l'instant où vous passez le col de l'utérus). En plein match, la gent féminine qui connait donc cette position fautive a besoin de 3 secondes pour l'intégrer : une seconde d'observation, une seconde de réflexion et, entre les deux, une pensée pour le vernis sur nos ongles qu'il faudrait vraiment changer. Il s'égratigne tout là, c'est moche.

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05 mai 2009

Merci Wendy

pop Je n'ai pas trouvé la réplique exacte de Alamer, mon canard à moi. C'est certainement parce qu'il est unique.

Je suis certaine qu'à la fin de l'histoire, Wendy et la fée Clochette deviennent amies...

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04 mai 2009

D'un 19 avril à l'autre

9782501052283FSHier soir, comme je ne parvenais pas à m'endormir, j'ai pioché dans ma bibliothèque l'agenda de l'année 2008. Depuis mes 17 ans, je consigne ma vie dans des carnets : j'y laisse des étiquettes de vêtements, des photos, des coupures de presse, des fleurs séchées, des autocollants de la fée clochette. J'y recopie mes cotes d'examens, des sms gentils et même les rêves que je fais la nuit. Ce n'est pas que je sois nostalgique, mais je dois savoir d'où je viens pour savoir où je vais. Et pour savoir qui je suis.

Où étais-je il y a un an? A tout hasard, j'ai ouvert le cahier à la page du 19 avril : ce jour-là, j'écrivais à l'encre noire "Ma vie est terriblement chiante" et j'entourais cette formule peu élégante de petites araignées sur fond de toiles grises...

J'ai souri et pris mon agenda 2009 pour regarder ce que j'avais fait le 19 avril de cette année-ci.

C'était un dimanche. Mes dimanches commencent officiellement à 7h45, quand j'entends les premières notes de Mauss et Charlie. La plupart du temps, mon public réclame que je fasse "la sossotte" (non pas que je sois drôle, loin de là, mais il paraît que "je suis drôle quand j'essaye d'être drôle"... c'est déjà ça). Deux petites heures plus tard, après les dents à brosser et les pains au chocolat à acheter, je suis au bord d'un terrain de foot boueux à me fabriquer un ulcère. Le 19 avril, en l'occurrence, une brillante seconde mi-temps s'est vue couronnée d'une belle victoire. Une victoire bleue.

Cette après-midi-là, je l'ai passée à ne rien faire : pas de mémoire, pas d'étude, pas de servitude. Parce que la vie est trop courte, parce qu'on a juste le temps d'être heureux, parce que le bonheur (le vrai) est à portée de main. Le passage nuageux de cette journée, peut-être, a eu lieu au-dessus de la pelouse de Wembley... et encore : "perdant au jeu, heureux en amour" dit-on parfois.

-"Si tu fais un beau match demain, tu auras droit à un barbecue" avait dit mon père, mu d'un élan paternel pour le n°14. Et comme ce joueur avait fait des merveilles sur le terrain (notamment... si vous saviez comme il me coûte de m'auto-censurer!), on sortit la grille, le petit bois et les saucisses. Pour la toute première fois, il y eut un repas à 8 chez les Colson. Un repas avec autant de testostérone que d'oestrogène, avec du vin blanc, des éclats de rire, des mains posées sur le genou d'à côté. Une petite merveille de barbecue improvisé.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je trouve ma vie "terriblement joyeuse".

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29 avril 2009

Les rêves, parfois...

Il doit être cinq heures de l'après-midi : le soleil commence à caresser le sol de sa lumière oblique et orangée. Depuis la bibliothèque où je travaille sur un livre de Walther von Wartburg, je vois des plaines arides et sablonneuses : le bâtiment du XX Août semble s'être transporté au bord de la route 66, en plein désert nord-américain. Soudain, mon téléphone sonne. Je réponds : "Bonjour Anne! Joyeux anniversaire..."
-"Merci Maryse. Excuse-moi de te déranger, mais pourrais-tu venir à la station-service? Nous avons un petit problème."

route_66En deux secondes, me voici dans les bâtiments d'une station Esso plantée dans un décor texan. D'après ce que je comprends, Maud, Anne et moi lançons notre propre affaire : essence, garage, location de voitures. Anne m'explique le problème : des clients veulent consigner quelques affaires pour une poignée de jours avant de quitter le pays. Quelles genres de choses?
-"Il y a des caisses, deux voitures... et un monsieur veut laisser deux ou trois sacs."
C'est là que je vois arriver les valises en question : parmi celles-ci, je reconnais avec horreur le sac de sport noir du dimanche matin. Celui qui pend toujours à son épaule quand il ferme la porte du garage, celui qu'il remplit quand je vais chercher les pains au chocolat, celui qu'il place dans le coffre derrière nous... Je sens mon coeur fondre comme un vieil oeuf en chocolat laissé au soleil, mon sang se glacer, ma tête se vider. Je sens la nausée grimper du fond de ma gorge comme les musulmans remontant les contrées espagnoles. Mon Amour me quitte.

Je le vois alors, comme je l'ai vu la première fois : terriblement masculin, atrocement beau, matériellement intouchable. Il est là, devant moi, le visage baissé pour ne pas faire face au mien, le regard détourné pour ne pas croiser le mien. "Tu n'existes plus, je ne te connais plus. Si je te regarde, je nous ferai mal ; alors j'oublie que tu es à côté de moi, c'est plus simple comme ça." semble-t-il vouloir dire sans un mot. Tout s'effrite autour de moi, je me décompose en miettes, le monde tombe en poussières. Mon Amour me quitte.

Je me réveille en sueur et en pleurant, la gorge sèche et les doigts serrés sur le bras d'un ours en t-shirt. Je me tourne, me retourne, vire la couette à grands coups de jambes. Quel horreur de rêve! Et si c'était vrai? Et si vraiment il s'en allait? Et si j'avais été trop blonde cette- fois-ci?

Quelle heure est-il? Je prends mon gsm à côté du lit et regarde... 1 message reçu. Un message de lui.

Après avoir lu son message écrit en pleine nuit, je me suis levée pour ouvrir la fenêtre. Dehors, les oiseaux commençaient déjà leurs pépiements printaniers. Sur l'oreiller, mes yeux humides avaient laissé une trace de larmes. De joie, cette fois. Je me suis rendormie en tenant contre mon coeur entier et rassuré "le ours" en t-shirt. Je suppose qu'à mes lèvres était suspendu un sourire.

Je suis certaine qu'à mes lèvres était suspendu un sourire. Mon Amour est toujours là.

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11 avril 2009

Renaissant

Vendredi soir, par un concours de circonstances, j'ai participé à la reconstitution d'un banquet renaissant : le 12 décembre 1557, Lancelot de Casteau, maître queux à la cour épiscopale, organisait un festin pour célébrer la joyeuse entrée de Robert de Berghes, nouveau prince-évêque de Liège. A l'époque, pas moins de 147 plats furent servis ; hier, le menu fut heureusement limité à 15 mets différents, répartis en quatre services.

chateaude_harzeA 18h05, voilà donc Maryse passant le porche du château de Harzé. Seule. Sincèrement, les expériences en solitaire ne m'ont jamais effrayée : Strasbourg 2003 et Londres 2007 (cf article de feu-singlemaryse) ont même été deux aventures capitales. Or là, mon verre d'hypocras à la main et les talons dans les graviers, je me suis sentie plus paumée que jamais. "Un peu de courage, petite chose! Redresse la tête et souris, tout se passera bien." : un peu de méthode Caué n'a jamais fait de tort à personne.

Après l'apéritif et son zakouski infâme qui colle aux dents (nous mangeons comme au 16e siècle!), je vais m'installer à la place qui m'est réservée. Et là, ô miracle, je me retrouve assise à la table d'honneur, celle d'une ministre et de son époux, du créateur de la manifestation et d'une figure médiatique connue pour ses escapades. Voilà donc Maryse, comme un cheveux sur la soupe, la coquille perdue dans la crème de la soirée. Cette fois, c'était certain, j'allais bien m'amuser.

Des amies qui sont en médecine m'expliquaient dernièrement que les conversations des chirurgiens en salle d'op' tournent essentiellement autour du cul : "ça démystifie le mythe" disaient-elles. Je pourrais vous dire la même chose d'une candidate aux élections et d'un type qui passe à la tv ; sauf que, honnêtement, je ne les avais jamais mythifiés! Parlez avec eux, et ils vous feront bien comprendre que vous n'êtes rien, à peine un petit moucheron bon à écraser, un élément vulgaire de la société. Si l'humain est au centre des priorités, alors il faudrait soit revoir la définition de "humain", soit suivre des cours de géométrie pour recentrer un pseudo-centre excentré...

Il y a six mois, si on m'avait proposé une vie faite de "ça", j'aurais signé à deux mains : des rencontres ponctuelles, de la poudre aux yeux, des soirées-paillettes-bulles de champagne, des conversations académiques et pompeuses... Grossière erreur. Comme si ce genre de falbalas rendaient heureux!

oeufs_kinderImaginez que ce matin, pour la première fois de ma vie, je n'étais pas celle qui recevait des oeufs de Pâques mais celle qui "avait demandé aux Cloches qu'elles passent"... J'ai caché des kinders dans un jardin, inventorié les lapins, poussins et canards en chocolat avec une petite fille de 6 ans, regardé un petit garçon qui rigolait en faisant des "je te vois/je te vois plus" derrière le dos de sa maman.

A votre avis, qu'y a-t-il de mieux?
Un festin renaissant ou l'oeuf Milka qu'on vous tend?
Il était temps de renaître un peu : joyeuses fêtes de Pâques!

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27 septembre 2008

Le meilleur, dans le café, c'est le biscuit à côté.

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Avez-vous déjà remarqué que nous, êtres humains, désirons toujours ce que nous n'avons pas?

Les maigres veulent plus de courbes et les rondelettes rêvent d'être filiformes ; les célibataires se meurent de solitude et les couples se maudissent ; en dessert, je choisis le sorbet mais j'aurais préféré le fondant au chocolat...

Cela voudrait-il dire que nous ne serons jamais entièrement heureux? que nous sommes perpétuellement à la recherche d'un bonheur inaccessible?

Peut-être que oui. Et ce serait là le sel de la vie : l'insatisfaction crée le manque, qui lui-même crée le désir. Et le désir nous tient en vie!

Mais peut-être pas. Il est possible qu'un jour nous soyons parfaitement comblé, merveilleusement satisfait de ce que nous sommes, de ce que nous avons, de ce que nous vivons.

Je crois qu'il existe un fragile équilibre entre ces deux opposés : un espace précaire, un fil ténu sur lequel nous nous balançons. Quelque part entre la réalité et le rêve, entre nos doutes et nos espoirs : la FOI.
En n'importe quoi, mais pourvu qu'on croit.

Et vous, en quoi, en qui croyez-vous?


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