05 décembre 2009
On peut jamais être tranquille, dans cette maison!
27 novembre 2009
On disait qu'on était amoureux...
30 juillet 2009
Toutes les mêmes
Hier soir, j'ai discuté avec un homme qui m'expliquait qu'un de ses amis était sur le point de divorcer : sa vie de couple était chaotique, en son sein allaient bon train les petites guerres intestines et mesquines. Sa femme réclamait tout ce dont elle pouvait avoir droit (la maison, la garde de l'enfant, une pension alimentaire) et le pauvre époux sombrait dans une peine physique et morale chaque jour plus profonde. A un moment, mon interlocuteur a fait une pause et m'a dit "Pfff! Toutes les mêmes..." (expression sourde de vieilles blessures). J'ai doucement souri en disant : "Eh! J'ai rien fait moi". "Oui, mais jusqu'à quand?" m'a-t-il rétorqué.
Cet homme a-t-il raison? Nous les femmes, sommes-nous toutes des salopes? Y a-t-il une garce qui sommeille en chacune de nous, inconditionnellement?
Depuis la nuit des temps, l'homme est supérieur à la femme : en force, en intelligence, en sagesse. C'est du moins mon opinion. Aujourd'hui, nous vivons dans un monde où la femme a la possibilité d'être son égale : elle peut librement voyager, apprendre, parler. Le fait qu'on leur ait donné les mêmes droits (et les mêmes devoirs) qu'aux êtres masculins a définitivement bouleversé le statut des femmes. Seulement, certaines parmi celles-ci abusent de ce statut : à la fois égale de l'homme sur le plan de la justice et inférieure à lui du point de vue des mentalités, il est facile pour une femme de passer pour une victime. Une victime qu'elle n'est pas toujours.
Nous ne sommes pas des saintes. Moi-même j'ai parfois agi de façon peu élégante (et c'est un bel euphémisme). J'ai fait mal à des personnes qui ne le méritaient pas. Mais voilà : la roue tourne.
Messieurs : un jour, toutes les filles, toutes les femmes qui ont brisé votre coeur ont reçu une grande claque dans la figure. Soyez sûrs qu'elles ont payé le prix de ce qu'elles vous ont fait subir. La vie, avec sa main invisible, leur a tiré les cheveux et leur a mis le nez sur le passé. Elles ont voulu tendre les doigts pour vous ramasser là où elles vous avaient laissés tomber, brisés en mille morceaux. Mais c'était trop tard : vous vous étiez réparés sans elles, vous les avez envoyez paître et vous avez bien fait.
Pourtant, au bout d'un moment, certaines filles se disent qu'elles ont brisé assez de coeurs (d'ailleurs le leur est aussi sérieusement endommagé) ; elles décident alors d'être prudentes, pour protéger les autres d'elles-mêmes et se protéger des autres. Si la peine et la fracture viennent de quelque part, ce ne sera plus de leur propre volonté. Le prochain, on en prendra soin : on évitera de refaire les mêmes erreurs et on s'accrochera comme une naufragée quand il y aura des tempêtes.
"Vous restez quand même des chieuses" diront certaines (mauvaises?) langues. Certainement, oui : les filles sont naturellement boudeuses et chichiteuses (mais on les aime comme ça, non?). Cela dit, soyez assurés, Messieurs, qu'une femme qui a fini de faire mal et qui vous aime de tout son coeur n'a qu'une seule peur : vous perdre. Sa pire frayeur est de vous inspirer la haine, le dégoût, l'indifférence. Vos amoureuses se suivent ; j'espère qu'elles ne se ressemblent pas...
27 juillet 2009
Faire rien
Parmi les choses pour lesquelles nous sommes très doués, avec D. (hormis descendre des bouteilles de vin blanc, réussir des barbecues sous la pluie et certaines choses que je vais taire sans aucune subtilité), il en est une que nous aimons particulièrement : ne rien faire.
Vraiment, on le fait drôlement bien. "Faire rien", c'est tout un art. S'affaler dans le divan, feuilleter des magazines, regarder distraitement des émissions les moins intellectuelles possibles. Surfer sur le net en bondissant d'un site à l'autre, regarder les photos de la soirée de la veille, écouter quelques musiques qu'on avait un peu oubliées. C'est comme ça qu'on se retrouve les mardis après-midi à se passionner pour Un dîner presque parfait, à chanter du Backstreet boys dans le salon, à s'endormir devant la télévision. Mine de rien, c'est un sport de haut niveau : il faut maintenir la torpeur constante, créer un doux climat méditerranéen, tisser un cocon ouateux autour de soi en faisant très attention de laisser un petit espace pour que l'autre puisse venir s'y réchauffer.
Par conséquent, on ne peut pas dire que D. et moi faisons les larves : nous, c'est plutôt le style "chenilles en colocation".
22 juillet 2009
My Disney family
Ma grande soeur m'avait prévenue : aller à Disneyland Paris avec son amoureux, c'est le test ultime. Entendez par là : si le couple survit à 3 jours dans un parc bondé d'enfants survoltés et de poussettes encombrantes, s'il parvient à s'amuser sur les mêmes attractions, à s'émerveiller des mêmes choses et à tomber d'accord sur le cadeau à ramener aux neveux et nièces, alors l'amour a toutes les chances de continuer. Venant de ma soeur, ce bel adage est pour le moins étonnant... Il n'empêche que partir quelques jours à l'étranger reste une épreuve, surtout quand toute la famille est de la partie et que l'environnement est aussi américanisé.

D'emblée, c'était mal barré : mon homme déteste la foule dans les magasins, déteste les files d'attente, déteste les poupées d' it's a small world. De mon côté, la simple évocation d'un fast-food, d'un sachet de frites ou d'un looping me tord les boyaux. Pourtant, D. m'a proposé d'entrer dans des magasins du parc et je suis devenue fan du Space Mountain ; il a fait un tour dans le Peter Pan's Fly et j'ai dévoré une barquette de frites ; il m'a accompagné dans la file du Starbucks du Disney Village et c'est avec plaisir que j'ai écourté la dernière journée en prenant un cocktail en terrasse, à l'abrit du bruit et des gens ; il a fait des bisous à la petite souris de Cendrillon et j'ai gardé les yeux grands ouverts dans l'Hollywood Tower.
Autrement dit, la soi-disant magie de Disney qui innonde Marne-la-Vallée, elle ne provient pas de la fée Clochette, des parades illuminées ou du chiffre d'affaires astronomique de l'empire du vieux Walt. En réalité, la vraie magie, c'est l'alchimie du groupe et du couple : quand on s'embarque dans un grand délire familial sur les petits bâteaux des Pirates des Craïbes, quand mon Papa et mon amoureux entament un combat à la petite cuillère, un casque de chevalier en plastique sur la tête, quand ma maman soigne l'épaule d'un serveur d'un coup de baguette magique, quand on décide de commun accord de faire Indiana Jones deux fois d'affilée ou de surprendre Max et Fany en leur sautant bruyamment dessus.
Ma magie à moi, ce sont les gens qui m'entourent. Du coup, la magie est permanente.
Mais ce week-end, elle était concentrée dans un monde féérique qui l'a transcendée.
07 juin 2009
Le silence des petites cuillères
L'être humain est un drôle de spécimen : c'est peut-être le seul animal qui a la merveilleuse opportunité de dire exactement ce qu'il pense au moment où il le pense, le seul qui puisse, grâce à quelques mots mis les uns à la suite des autres, changer sa vie, le monde et le reste. C'est surtout le seul animal qui peut se taire. Un chat qui se sent bien ronronne, les oiseaux en parade s'époumonent, une vache à qui on retire son petit crie au malheur, un chien qu'on oublie pleure. L'homme, triste ou heureux, peut rester silencieux.
Hier soir, j'étais déjà emballée dans la couette quand j'ai entendu son pas dans les escaliers : il a dû regarder dans la chambre, voir la lumière éteinte et ma tête immobile sur l'oreiller parce que, après, il a fait tout doucement pour se brosser les dents, se rincer le visage et se glisser sur la moitié gauche du lit. Sans faire de bruit. Gentiment, nous nous sommes rangés comme des petites cuillères dans le tiroir à couverts : mes chevilles coincées entre ses mollets et son nez logé dans ma nuque. Il m'a donné un 'bonne nuit' en faisant traîner le nom d'un organe vital derrière lui.
Il y avait des mots calés derrières mes lèvres, des mots très doux et très beaux, le genre de mots minuscules qui deviennent vite immenses comme se gonflent des ballons, des promesses qu'on veut tenir, des formules magiques que certains disent trop souvent et qui s'abîment avec le temps. Ces mots sont restés sur le bout de ma langue, j'en ai laissé filer quelques uns, les plus insignifiants en espérant très fort qu'il comprenne qu'ils n'étaient que des litotes, des euphémismes, des ellipses de quelque chose de bien plus grand.
En fait, mettre des mots les uns derrière les autres, il n'y a rien de plus compliqué. Et seuls les êtres humains ont la chance de pouvoir essayer...
06 juin 2009
1er juin 2009, 18h et quelques poussières
(una sola persona potrà comprendere...)
Quando sei qui con me
questa stanza non ha più pareti
ma alberi,
alberi infiniti
quando sei qui vicino a me
questo soffitto viola
no, non esiste più.
Io vedo il cielo sopra noi
che restiamo qui
abbandonati
come se non ci fosse più
niente, più niente al mondo.
Suona un'armonica
mi sembra un organo
che vibra per te e per me
su nell'immensità del cielo.
Per te, per me : nel cielo.
27 mai 2009
Lapiiiiiiiiiiiiin? Elle est où la passoire à spaghetti?
Je vous ai déjà dit que j'ai un amoureux? je sais plus trop...
Enfin, bref. Voilà : j'ai un amoureux. Un Homme avec un grand H, un Mec pour de vrai avec des muscles, des poils, et tout et tout. Depuis six mois, j'ai fièrement mis le grappin dessus (et accessoirement, le bombarde quotidiennement de messages tellement dégoulinant d'amour mièvre que ça en devient parfois navrant) : la première pétasse qui s'avisera de poser ne serait-ce qu'une main trop pressante sur son épaule, qu'un regard trop languissant sur sa nuque, qu'un mot doux/gentil/provocateur dans son oreille, je lui éclate la tronche comme une noix de coco, je lui fous mon poing dans sa petite gueule de merdeuse, je lui arrache les yeux avec mes propres ongles. Touche pas, salope.
Trêve d'insanités et de grossièretés : ce que je voulais *simplement* dire, c'est que mon amoureux est tellement merveilleux qu'il relit mes travaux pour en chasser les fautes d'orthographe, qu'il sauve l'honneur de la 1ère en marquant le seul but d'Horion, qu'il supporte 5 longues heures de repas familiaux, qu'il achète pour moi le Cosmopolitan (et qu'un jour, il faudra bien qu'il prenne la place du passager en faisant semblant de ne pas avoir peur, oui oui!)... Je ne sais pas si la grandeur d'un homme se mesure au nombre de ses sacrifices, de ses victoires, de ses fossettes ou d'autre chose (rhm!), mais celui-là est dans le peloton de tête : un amoureux de compét', voilà ce qu'il est!
Trêve de compliments et de gentillesses : c'était juste un article comme ça, pour lui, pour le plaisir et pour vous donner envie de tomber amoureux... Pas de lui, hein, bande de p'tits comiques! Mais câlice! Grouillez vous de fondre d'amour et de désir pour quelqu'un : la vie ne vaut pas la peine d'être vécue si on ne sait pas ce que ça fait d'être une glace vanille en plein soleil.
24 avril 2009
Passer aux aveux
Il y a quelques jours, en découvrant ce joli dessin de Mad'moiselle C., je me suis rappelée une petit anecdote précieusement divulguée qu'il serait peut-être temps d'avouer. Cet article apparaît donc comme une confession publique qui réclame toute votre empathie et, surtout, l'indulgence du principal intéressé.
L'histoire se passe le mardi 2 décembre 2008. Il doit être 18h45 et je sors de la salle de bain, toute propre et couverte de mon joli pyjama rose à fleurettes. Je prends de quoi travailler (des notes de cours, des feuilles de brouillon, mon plumier) et m'installe devant le sapin de Noël illuminé. Dans ma trousse, j'ai soigneusement logé mon fidèle Nokia 6020 de telle sorte que je puisse voir instantanément un hypothétique message apparaissant. Pourquoi? Parce que, depuis 3 jours, mon gsm revit. Il frétille à la moindre occasion, émet de joyeux signaux et illumine son écran de fabuleux "1 message reçu". Un message envoyé par Lui. Mon portable est la petite merveille de technologie qui maintient le contact, partout et à tout moment, avec le garçon qui m'a "sauvagement roulé une pelle vendredi soir". Il ne me quitte plus : il est sur le banc durant les cours, serré dans ma main gauche quand je marche en rue, dans la poche de mon jeans quand je sors en ville, à côté de mon oreiller quand je dors, sur ma chaise lorsque je suis à table. "Maryse, lâche ça, on mange!". Heu, oui papa.
Je suis donc en train de travailler lorsque, ô bonheur, mon Nokia s'époumone et s'éclaire entre mes stylos. Je bondis dessus : il est dans le coin, peut-être pourrait-il "passer maintenant te faire coucou?". Quoi? Là? Maintenant? Tout de suite? Nooon! Je dois ressembler à un batracien, les yeux encore tout gonflés de chlore, les cheveux humides, le teint brouillé comme une vilaine omelette. Je me plante devant le miroir pour contempler l'ampleur des dégâts : dramatique. Je suis un remède contre l'amour, une injure à la féminité, un déchet humain (bien qu'enveloppée d'un charmant pyjama, le pauvre vêtement n'y peut rien, lui!). S'il me voit comme ça, pas habillée, pas coiffée, pas maquillée, je suis fichue : bye bye baby...
A moins de vite m'apprêter? Non, ça paraîtrait louche. Bon, alors Maryse, on fait quoi? Tu crèves d'envie de respirer son parfum, de ressentir ses lèvres contre les tiennes, de te retrouver une deuxième fois dans le creux de ses bras... Mais dans ton état, personne n'aurait envie de te bouffer le visage, crois-moi. J'envoie donc, à contre-coeur, une réponse négative. Du coup, si le "je ressemble à un crapaud" est exact, le "je vois seulement ton message" n'est plus tellement vrai : entre le moment où je l'ai écrit et le moment où je l'ai envoyé, il s'est écoulé une demi-heure d'hésitations... Alors, forcément, le Prince Charmant n'était plus dans les environs et ne pouvait plus passer, de toutes façons.
Le plus ironique dans cette histoire, c'est que, quelques minutes plus tard, Il m'écrit ceci : "Pfff même pas collée à son gsm pour guetter le moindre de mes signes..."
Si seulement il savait!
22 avril 2009
Le Jardin de Prévert
(Première version originale, deuxième version remaniée. Juste pour le plaisir de s'y retrouver... Le romantisme est une simple question d'appréciation! )
Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassée
Un matin dans la lumière de l'hiver
Au parc Montsouris à Paris
A Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.
Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassèe
Une nuit dans la douceur de l'automne
A la Maison du pékèt à Liège
A Liège
Sur la terre
La terre qui est un astre.



