Je ne serai jamais une belle fille au volant d'une belle voiture

Histoires piétonnes

28 août 2008

Sélection musicale d'août

21_395b073dfc3d60c9198599ae74d7ea2aJe n'ai pas seulement été éduquée au rouge-et-blanc (footballistique ou viticole s'entend) : j'ai grandi au son de la musique country. Grâce au Ciel, mon papa n'a jamais chaussé des bottes à franges, des gilets en cuir et des chapeaux marrons, mais il m'a immergé dans les voix d'Emmylou Harris et Dolly Parton comme il a trempé ma tétine dans le champagne.

On ne sort jamais indemne de son enfance : on en transporte le souvenir, on en retient le meilleur. J'ai donc gardé en moi ce penchant pour l'acoustique et le bruit du glissement des doigts sur les cordes d'une guitare sèche. Voici une play-list qui révèlera le/la cow-Boy/Girl qui sommeille en vous...

Emiliana Torrini : "Jungle Drum"
Train : "For me, it's you"
Jewel : "I do"
Kasey Chambers : "Blue Bird"
Faith Hill : "Stealing Kisses"
Shania Twain : "No one needs to know now"

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27 août 2008

The edge of love

- "You are sisters, aren't you?"
- "Yes we are."
- "And are you twins?"
- "No..."
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For Fany, remembering London :
Sisters by chance, Friends by choice

Posté par instantcoffee à 10:59 - ...un peu d'amour, un peu de miel - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 août 2008

Mille bonnes raisons d'aller à Londres

- Topshop (THE temple de la mode : 5 étages de vêtements, de chaussures, de sacs et autres accessoires à se damner)

- les petits écureuils qui gambadent dans les squares et s'approchent de vous, pas farouches pour un sou!

- les british men qui, lorsqu'ils vous voient perdues dans votre plan, vous demandent : "Can I help you, Ladies?"

- les boutiques vintages de Notting Hill : on y trouve des robes imprimées, des colliers rigolos et des bougies en forme de buttercup

- les fish & chips! Un vrai régal, même quand on est une fille supposée ne pas aimer les frites

- les marchés de Camden Lock, Portobello Road et Covent Garden

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- Starbucks : ces cafés ne sont pas typiquement british, certes, mais ils ont le méritent d'être là! Quel bonheur de commander un "coffee to take away", de laisser fondre sur sa langue un morceau de Blueberry cheesecake ou de plonger ses lèvres dans l'onctueuse mousse d'un cappuccino...

- les musées gratuits! Ainsi, vous pouvez donc voir la pierre de Rosette (British Museum), des peintures d'Andy Warhol (Tate Modern), le portrait des soeurs Brontë (National Portrait Gallery) et des toiles de Boticelli (National Gallery) sans dépenser le moindre penny

- Soho : le quartier des homosexuels ; Chinatown (Oh! les jolis canards laqués qui pendent aux vitrines... beurk!) ; Leicester Square (avec les empreintes de Jude Law, Colin Firth et ... Huuuuuuuuuuugh!)

- le métro avec la madame qui parle dans le micro et répète à chaque arrêt : "Please, mind the gap between the train and the platform". Du coup, les Anglais ont transformer "mind the gap" (faites attention au trou) en "fuck the gap" (ai-je besoin de traduire?)

- Harrod's : le centre commercial le plus snob de la planète, fréquenté par des gens prétentieux et pleins aux as. Pourquoi est-ce bien, alors? Parce qu'en sortant de cet endroit, on est soulagé de savoir qu'on appartient pas à ce monde-là...

- le trafic y est si dense que... on est presque OBLIGE DE NE PAS CONDUIRE ! ^^

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17 août 2008

Cocktail attitude

Hier soir, petite cocktail-party chez les soeurs Colson (ou les Colsonnes, comme on les appelle parfois pour bien faire comprendre à ceux qui ne les connaissent pas qu'il s'agit de deux filles!) : une poignée d'amis, une autre de cacahuètes, Café del Mare en fond sonore et le coucher du soleil sur la terrasse... Shakez le tout et vous obtiendrez une pré-soirée de Dieu le Père.

Le père, justement, avait pris les commandes du bar et dosait savamment le rhum et la vodka. Jusqu'au moment où sa blonde de fille (moi) décide de se mêler de ses bouteilles et crée LE mélange féminissime par excellence : sucré, fruité et sauvagement rose bonbon. Son nom? le Marysette (all copy-right reserved). En exclusivité, pour les lecteurs assidus de Vroumvroum, la recette du délicieux breuvage :

cocktail_4- 1/4 sucre de canne
- 1/4 rhum Bacardi
- 2/4 jus de cranberries

Le détail qui tue : une feuille de basilic et une fraise congelée en guise de glaçon!

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13 août 2008

La philosophie du panier à linge

Hier, j’ai entrepris un grand branle-bas de combat dans ma chambre : j’avais décidé de changer les meubles de places, les cadres de clous, les idées d’impasses. Il a donc fallu vider ma bibliothèque pour pouvoir la déménager, l’astiquer et la re-remplir livre après livre. A un moment, le sol s’est encombré d’une montagne de romans, de dictionnaires, de carnets : 2 mètres carré de papiers à classer, croyez-moi, c’est du boulot ! Mais c’est aussi très amusant, d’autant que j’ai retrouvé certains volumes que j’avais totalement oubliés. Comme ce livre de Karim Hadraël dont je vous copie un petit morceau…qui demande réflexion !

bad_trip

« Je me croyais immunisé. Je me croyais invincible, conquérant, infaillible. Je croyais que j’allais pouvoir accomplir des miracles, peindre des chefs-d’œuvre, écrire des merveilles, soulever la croûte terrestre rien qu’avec la force de mon petit doigt. Je me croyais indestructible, parce que j’étais amoureux.

Mais on n’est jamais immunisé : il n’y a pas de vaccin contre les peines de cœur. On peut encore mourir d’amour – comme Roméo, Tristan et d’autres imbéciles – et si on n’en meurt pas, on est tellement touché qu’on n’arrive presque plus à respirer. Ce n’est que partie remise. En fait, peut-être que nous mourons tous d’amour, de toutes façons.

Je ne suis pas invincible. Je ne suis pas conquérant. Je ne suis pas infaillible. J’échoue comme tout le monde. Je perds comme personne. Je suis imparfait. Un être normalement humain. Un être humain, normalement. La vie est un chemin. Chaque jour, je tombe et je me relève. J’avance parfois à reculons, pour regarder dans le passé, pour contempler ce que je connais et ne pas voir les choses inconnues qui se profilent à l’horizon. Certains matins, je sautille gaiement, le visage tourné vers l’avenir – et je ris, comme c’est beau la vie ! Certains soirs, je m’arrête pour lâcher du leste – et je pleure, comme c’est triste la vie !

Mon petit doigt m’a dit qu’il n’en avait rien à foutre de soulever des couches telluriques. Les miettes sur la table, c’est sa grande limite. Il m’a aussi appris que pondre des chefs-d’œuvre, marcher sur l’eau ou la changer en vin ne me rendra pas plus heureux.

Je me croyais amoureux, parce que j’étais indestructible. Ou le contraire. Je ne sais plus. »

Karim Hadraël, La philosophie du panier à linge (p. 234)
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Posté par instantcoffee à 20:48 - ...un peu d'amour, un peu de miel - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 août 2008

Isn't ironic?

originalHier soir, je suis allée aux Lokerse Feesten. "Késako?", me direz-vous... Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler des affrontements "Standard-Lokeren", sachez qu'il existe en Flandres une bourgade sympathique répondant au doux nom barbare de "Lokeren". Cette charmante petite ville n'a pas seulement une équipe de football, elle possède aussi un festival de musique annuel. Et non des moindres : cette année, N*E*R*D, Massive Attack, Macy Gray, Sinead O'Connor, Das Pop ont mis le feu aux Flandriens (va-t-on leur en vouloir?).

original_1Il y a trois ans, j'y étais allée pour Natalie Imbruglia. Accrochée à la balustrade, entourée de ma soeurette adorée et d'1m86 de testostérone, j'avais applaudi la belle brune sous une petite pluie sournoise. Cette année, j'y suis retournée pour la godess du rock canadien : l'incommensurable, la magistrale, la chevelue Alanis Morissette.

Cette fois-ci, il ne plut pas : le ciel était aussi bleu qu'un verre de curaçao et le soleil brillait comme une assiette lavée avec Dreft. Agrippée à la même barricade, j'ai profiter d'un show exceptionnel de 80 minutes (deux rappels!) là où, trois ans auparavant, nous étions immortalisés par un photographe de Studio Brussel.

Je connais la question qui vous brûle les lèvres... "Comment était Alanis?".
Je pourrais juste vous répondre "grandiose", mais ce serait un euphémisme. Alanis est une bête de scène : elle saute, tourne, gigote en chantant ; elle vit chacune de ses chansons, se laisse happer par ses textes, fait transpirer ses balades d'émotion ; elle soigne ses intros, chouchoute sa bande de musiciens et éblouit le public avec ses sourires et des guitares plus folles les unes que les autres (en Plexiglas transparent ou recouverte de paillettes).

Hier soir, c'est toute seule que j'ai respiré le bonheur. Alanis aussi était heureuse : "Thank you very much for coming! Merci beaucoup, vous êtes si mignons!". L'héroïne du jour a même expressément dédicacé une chanson pour son public rassemblé. "This song is for you". Et comme Melle Morissette aime l'ironie, elle choisit celle qui convenait pile poil à ce moment ma vie : voici les paroles du refrain.

You live, you learn
You love, you learn
You cry, you learn
You lose, you learn.

Posté par instantcoffee à 09:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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